Où Gabrielle cherche son souffle

Avant les mots, avant les silences aussi, il y a d'abord le souffle.
Le souffle qui point au plus profond de son tréfonds puis vous effleure.
Celui qui vous caresse autant l'esprit que le corps
Celui dont on sait qu'il va vous faire frissonner une fois encore.
Qu'il soit soupir ou bien rafale, il en est toujours le préalable.

Je le sais qui revient, qui est là, qui m'attend.
Je le sais qui se lève et qui m'enlève.

Pour l'heure je n'ai envie que d'abandon.
Peu m'importe comment.
Peu m'importe pourquoi.
Peu m'importe la façon.

Il me suffira de fermer les yeux.
De le sentir là.
Alors je sais que je serais submergée par l'ivresse de me savoir à lui.

Peu m'importe comment.
Peu m'importe pourquoi.
Peu m'importe la façon.

Divin flacon pour d'ivresses célestes.
Il me tarde tant de m'y désaltérer.