Gabrielle uniquement

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mardi 1 janvier 2008

Oubliettes...

Où Gabrielle formule ses vœux

oubliettes...

J'ai perdu pied, je ne suis plus que craintes, effroi et qui-vive.
Je vais m'y perdre, je vais m'y noyer.

Alors punissez-moi.
Ainsi je n'existerai plus.
Je ne serais plus que vôtre,
celle que vous voudrez que je sois.
Faites-moi disparaître, faites de moi, gémissements, cris et suppliques.

Imposez-moi de vous craindre, inspirez-moi la peur, faites que je vous guette, que je vous espère.
Vos tourments m'éloignent des miens.

Et je préfère cent fois vos craintes, votre effroi et votre qui-vive que les miens...
Par pitié punissez-moi...

samedi 29 décembre 2007

Cachot


cachot

Les murs qui se dressent.
Plus épais et plus rugueux que jamais.
Où est l'envie de s'y sentir plaquée, exposée, chevillée et bientôt offerte ?
Où est l'envie de s'y savoir sacrifiée à l'autel de sa toute-puissance ?

Le noir qui s'étend, qui se répand.
Où sont les bougies ?
Où sont leur flammes aussi chaudes que cruelles ?
Où sont leurs cuisants tourments ?
Eux que l'on redoute tellement mais que, dans ces tenèbres si épaisses, l'on vient à implorer obscurément.


Le silence qui grandit, qui s'épanouit.
Où sont les soupirs complices, les aveux ?
Où sont les cris dont on ne sait plus s'ils sont douleurs ou plaisirs ?
Le silence oppressant qui ronge, qui gangrène les mots.
Le silence qui dévore déjà tout ce qu'ils signifaient.

Le silence qui ravage au plus profond.

Il n'y a pas de repentir.
Il n'y a pas d'expiation.
Il n'y a plus de plaisir.
Il n'y a plus que l'incompréhension.
Et la peur.

jeudi 29 novembre 2007

L'empire du Sultan

  • Ne pas céder.
  • Se reprendre.
  • Ne laisse pas le refus t'envahir, te gouverner.
  • Laisse là ces manœuvres d'évitements.
  • Cesse de penser non.

  • Souviens-toi : tu es à lui.
  • Reprend pied, ne laisse pas le combat t'envahir.
  • Accroche-toi à sa voix,.
  • Prends donc cette main qu'il te tend : prends cet ordre,
  • Repaît toi de cette injonction qu'il t'offre, respire cette inflexion, goûte ce ton qui vient te caresser.


Il n'est pas de plaisir plus trouble, plus profond, que de disparaître, de se fondre dans sa volonté.
S'offrir, tendre son corps si complétement qu'il paraît quémander la douleur.
S'enivrer de son désir, poursuivre la quête d'être sa satisfaction.


Et forte de cela, se maîtriser enfin.
Creuser ses reins dans une supplique martyre pour recevoir la cire que l'on redoute plus que tout.
La cire que l'on hait.
La cire qui me déchire.
La cire qui ne fait de moi que cris, douleurs et pleurs.

Etre à lui ce n'est pas supporter, ce n'est pas subir.
C'est bien au delà de tout cela.
C'est respecter ses ordre et son autorité si intimement que l'on fait plus que s'y soumettre : l'on s'y prête.
On baillonne ses craintes, sa peur et sa douleur pour s'en remettre aveuglément à lui.

La douleur se fait alors jouissance parce qu'elle la preuve la plus aboutie de l'empire qu'il a sur moi, la preuve la plus parfaite que je lui appartiens.

dimanche 9 septembre 2007

Souffrances

Où Gabrielle se repent

Le sein rudoyé

dimanche 9 avril 2006

Quand les mots aussi se ligotent


Quand le péché avoué n'est pas qu'à moitié pardonné mais parfaitement loué

Puisque je me sais dorénavant lue, à moitié fortuitement, à moitié à dessein, il va me falloir renouer avec la lutte pied à pied que je mène contre mon indéfectible pudeur. Écrire ce n'est pas que lâcher des mots crus, c'est se donner plus entièrement encore que dans les nuits où je fuis la lumière. C'est accepter d'ouvrir les yeux quand je les ferme dans un lit, c'est avouer son propre plaisir quand je m'échine si souvent à le fuir.